Recommander

Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 20:02

l’affranchissement

les donations

les temoignages

 

L’affranchissement

 

Saïd Ben Mardjana… rapporte que selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « N’importe quel homme qui affranchira un (esclave) Musulman et, pour chacun des membres de ce dernier, verra Dieu délivrer du feu de l’enfer les membres correspondants de cet homme. Comme je rapportais ce Hadith à ‘Ali Ben El Hossaïn, poursuivit Saïd Ben Mardjana, celui-ci s’en alla vers un esclave dont on avait offert dix mille dirhams ou mille dinars et il l’affranchit séance tenante. »

Quel esclave convient-il d’affranchir ?

 

Abou Dar a dit : « Je questionnai le Prophète sur l’acte le plus méritoire : - C’est la foi en Dieu et la guerre sainte dans Sa voie, me répondit-il. – Quel esclave convient-il d’affranchir ? Lui demandai-je encore. – Celui qui vaut le plus et auquel son maître est le plus attaché, me dit-il. – Et si je ne suis pas en mesure de le faire ? - Dans ce cas aide-le dans sa tâche et s’il ne peut rien faire, viens-lui  en aide par ton travail. – Et si je m’abstiens de lui venir en aide ? – Alors évite de commettre le mal et ce sera une forme d’aumône à ton actif. »

 

L’erreur et l’oubli dans l’affranchissement, la répudiation…

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Par considération à mon égard, Dieu ne prendra pas en compte ce que suggère les cœurs des fidèles de ma communauté, pour autant que ces suggestions ne se seront pas concrétisées par des actes ou des propos. »

 

De celui qui dit à son esclave : « Il est à Dieu » avec l’intention de l’affranchir

Selon Qaïs, Abou Horaïra a dit : « Je m’en allais vers le Prophète, et récitai en cours de route ces vers : « Quelle nuit longue et difficile ! Mais c’est grâce à elle que je me suis libéré du joug de l’infidélité. »Or à cet instant mon esclave m’abandonna. Quand je parvins auprès du Prophète, je lui prêtai serment de fidélité et alors que je me tenais encore près de lui, l’esclave arriva. – Ô Abou Horaïra, voici ton esclave ! me lança l’Envoyé de Dieu.- Je l’affranchis, désormais, il est libre, pour la face de Dieu, répondis-je. »

La mère esclave engendrera son maître

 

Abou Horaïra a dit que selon le Prophète, un des signes (avant-coureurs) de la Dernière Heure verra la femme esclave engendrer son maître.

 

L’affranchissement effectué par l’idolâtre

 

Selon Hicham, avant de se convertir à l’Islam, Hakem Ben Hizam avait affranchi cent esclaves et offert des offrandes chargées sur cent chameaux. Quand il devint musulman, il apporta (à nouveau) des offrandes sur cent chameaux et affranchit cent esclaves. - Je demandai à l’Envoyé de Dieu, dit Hakem : - Ô Envoyé de Dieu ! Qu’adviendra-t-il des actions pieuses que je pratiquais avant de devenir musulman ? En te convertissant à l’Islam, répondit l’Envoyé de Dieu, tu as gardé le bénéfice rattaché à tes bonnes actions antérieures. »

Celui qui éduque et instruit sa servante

 

Selon Abou Moussa, l’Envoyé de Dieu a dit : « L’homme qui possédant une esclave, l’instruit, la soigne, l’affranchit et l’épouse aura droit à une double récompense. »

 

Les esclaves doivent être considérés comme des frères

 

De ces paroles du Prophète : « Les esclaves sont vos frères, donnez-leur à manger de ce que vous mangez vous-mêmes. »

 

Dieu n’aime pas le présomptueux et l’orgueilleux

 

De ces Paroles de Dieu : « Adorez Dieu ; ne L’associez à rien. Soyez bons envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, vos voisins immédiats ou non, pour les compagnons de routes, les voyageurs et vos esclaves. Dieu n’aime pas l’homme qui est présomptueux et orgueilleux. » (Coran 4.36)

L’esclave pieux envers le Seigneur et qui conseille bien son maître

 

Selon Ibn ‘Omar, l’Envoyé de Dieu a dit : « L’esclave qui conseille bien son maître et est pieux vis-à-vis du Seigneur, bénéficiera d’une double récompense. »

Selon Abou Horaïra, l’Envoyé de Dieu a dit : « …Je jure par Celui qui tient mon âme entre Ses Mains, si ce n’était la guerre au service de Dieu, le pèlerinage et la piété à l’égard de ma mère, j’aurais aimé mourir en étant esclave. »

 

De ce qui est réprouvé à surexploiter son esclave ou à dire : « Mon esclave mâle, mon esclave femme »

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Personne d’entre vous ne doit utiliser ces expressions : donne à manger, présente l’ablution, donne à boire à ton Seigneur, mais dites : ton maître. Que personne de vous ne dise : mon esclave mâle, mon esclave femme, dites plutôt : mon serviteur, ma servante ou mon garçon. »

 

Le domestique qui apporte le repas à son maître

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Lorsque l’un d’entre vous accueille son domestique qui lui amène son repas et, faute de le faire asseoir avec lui, qu’il soit disposé à lui offrir une ou deux bouchées, car c’est le domestique qui a apprêté ce repas. »

 

Il faut éviter de frapper au visage

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Quand l’un de vous combat, qu’il s’abstienne de toucher le visage. »

 

De l’affranchissement contractuel

 

De ces Paroles de Dieu : « Rédigez un contrat d’affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités et donnez-leur des biens que Dieu vous a accordés. » (Coran 24.33)

 

La donation et ses mérites

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Ô femmes musulmanes, qu’aucune de vous ne dédaigne d’offrir à sa voisine ne serait-ce qu’un bout de sabot de mouton. »

 

Selon ‘Orwa, ‘Aïcha lui dit un jour : « Ô mon neveu ! Nous avons aperçu le croissant, puis le croissant et le croissant, trois fois le croissant en deux mois, sans que l’on n’ait allumé du feu dans la demeure de l’Envoyé de Dieu. – Ô ma tante ! Dis-je, alors de quoi vous nourrissez-vous ? - De deux choses noires, répondit-elle, les dattes et l’eau. Cependant les Ansar qui étaient voisins de l’Envoyé de Dieu disposaient du droit de traire certaines bêtes. Aussi, ils offraient de ce lait à l’Envoyé de Dieu qui nous en donnait à boire. »

 

Le fait de donner une chose peu importante

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a dit : « Si l’on me conviait à manger une épaule ou un pied de mouton, j’accepterais l’invitation. Si l’on m’offrait une épaule ou un pied de mouton, je le prendrais volontiers. » 

 

Le fait d’accepter du gibier comme présent

 

Le Prophète accepta une épaule d’onagre (âne sauvage) que lui avait offert Abou Qatada.

 

Selon Hicham Ben Zeïd, Anas a dit : « Nous avions débusqué un lièvre à Mar Ez Dahran et les gens se lancèrent à sa poursuite. Cependant ils éprouvèrent de la fatigue et je réussis à l’atteindre. Je le pris et le remis à Abou Talha qui l’égorgea et envoya le râble du lièvre à l’Envoyé de Dieu, - je pense qu’il s’agissait des deux cuisses, dit une autre version. Le Prophète accepta le présent et mangea de ce lièvre – ou suivant une autre version – il mangea de ce lièvre et accepta le présent. »

 

Le fait d’accepter un présent

 

Ibn ‘Abbas a dit : « Oum Hofaïd la tante maternelle d’Ibn ‘Abbas offrit du fromage, du beurre et des lézards au Prophète. Ce dernier, mangea le fromage et le beurre et ne toucha pas au lézard qu’il n’aimait pas. Ibn ‘Abbas ajoute : - On consomma du lézard à la table de l’Envoyé de Dieu or, si sa consommation était illicite on n’en n’aurait pas mangé à sa table. »

 

Abou Horaïra a dit : « Lorsqu’on offrait de la nourriture à l’Envoyé de Dieu, celui-ci s’enquerrait pour savoir si c’était un présent ou si cela faisait partie de la zakat. S’il apprenait que cela faisait partie de la zakat, il invitait ses compagnons à en consommer sans y manger lui-même. S’il apprenait qu’il s’agissait d’un présent, il étendait la main et mangeait avec eux. »

 

Le présent qu’il ne convient pas de refuser

 

‘Azra Ben Tabit El Ansari a dit : « J’allai chez Tomama Ben ‘Abdallah Ben Anas et il me fit don de parfums, en me disant qu’Anas ne refusait jamais de parfums et que le Prophète en faisait de même. »

 

 

De l’échange des présents

 

‘Aïcha a dit : « L’Envoyé de Dieu acceptait les présents et en adressait d’autres en contrepartie. »

 

Du présent fait par un père à son enfant

 

Le présent fait par un père à son enfant n’est valable que si le donateur est équitable vis-à-vis des autres enfants et offre à chacun d’eux l’équivalent. La présence de témoins n’est pas requise.

 

Le Prophète a dit : « Soyez équitables envers vos enfants quand vous faites un présent. »

 

Le Prophète acheta un chameau à ‘Omar et l’offrit en cadeau au fils de ‘Omar en lui disant : « Fais-en ce qu’il te plaît. »

 

No’man Ben Bachir rapporte que son père l’amena vers l’Envoyé de Dieu en disant : « Voici mon fils, je lui ai donné un esclave. – As-tu donné la même chose à tes autres enfants ? interrogea le Prophète. – Non, répondit le père. – Alors reprends cet esclave, ordonna le Prophète. »

 

La donation du mari à son épouse et de la femme à son mari

 

Ibrahim a dit qu’une telle donation est permise.

‘Omar Ben ‘Abdallah, estime que ni le mari ni la femme ne peuvent revenir sur leur donation.

 

Durant sa (dernière) maladie, le Prophète sollicita la permission de ses femmes pour demeurer chez ‘Aïcha.

 

Zohri a dit : « L’homme qui sollicite de sa femme le don d’une partie ou de la totalité de la dot, puis qui peu de temps après la répudie, doit restituer ce qu’il a reçu si son épouse l’exige et s’il y a usage de la contrainte. Cependant, si la femme a donné de son plein gré et qu’il n’y a eut aucune traîtrise de l’époux, la donation reste autorisée. »

 

De ces Paroles de Dieu : « Remettez à vos femmes leur dot en toute propriété. Si elles vous cèdent gracieusement une part, vous pouvez en bénéficier en paix et tranquillité. » (Coran 4.4)

La donation faite par l’épouse à un autre que son mari

 

De ces Paroles de Dieu : « Ne donnez pas à ceux qui sont incapables légalement, les biens que Dieu vous donne pour subsister. » (Coran 4.4)

 

Selon Asma, l’Envoyé de Dieu lui aurait dit : « Dépense (en aumônes) sans compter. Dieu comptera pour toi. Ne mets rien de côté, Dieu mettra de côté (des récompenses) pour toi. »

 

A qui doit-on faire (en premier) un présent ?

 

Selon Talha Ben ‘Abdallah, de la tribu des Béni Temim Ben Mora, ‘Aïcha interrogea le Prophète : « Ô Envoyé de Dieu, lui dit-elle, j’ai deux voisins, à qui dois-je faire un présent ? – A celui qui a la porte la plus proche de toi, répondit le Prophète. » (1)

 

(1) : Les commentateurs estiment que ce choix est motivé par le fait que le voisin le plus proche est mieux placé pour apercevoir les présents qui passent devant lui.

 

De celui qui refuse un cadeau

 

‘Omar Ben ‘Abdelaziz a dit : « A l’époque de l’Envoyé de Dieu, les cadeaux étaient considérés comme tels ; aujourd’hui ils sont devenus des pots-de-vin. »

Du prélèvement de la dîme

 

Abou Homaïd Sa’idi a dit : « Le Prophète avait confié à un homme de la tribu des Azd, le prélèvement de la dîme. A son retour (de mission) l’homme dit : - Voici pour vous et ceci est un cadeau pour moi. – Est-ce que cet homme ne s’est jamais assis dans la demeure de son père ou de sa mère ? s’écria le Prophète, il saurait alors si on lui offrirait telle chose ou non. Par Celui qui tient mon âme entre Ses Mains, personne ne prendra quoi que ce soit (de la dîme) sans qu’au Jour de la Résurrection, il n’en soit tenu de le porter à son cou. Si c’est un chameau, il blatérera, si c’est une vache, elle beuglera, si c’est un mouton, il bêlera. Puis il leva la main si haut que nous vîmes le blanc de son aisselle, et s’écria par trois fois : - Ô mon Dieu ! Ai-je communiqué (Ta volonté) ? »

Celui qui a une dette

 

Le Prophète a dit : « Celui qui a une dette doit l’acquitter ou s’en faire prononcer la renonciation. »

 

Le fait d’acquitter le présent des polythéistes

 

Abou Homaïd a dit : « Le prince de Aïla offrit au Prophète une mule blanche et un manteau et le Prophète officialisa par écrit la souveraineté de son pays. »

 

Selon Anas Ben Malik, une Juive offrit un mouton empoisonné au Prophète, et celui-ci consomma (de sa chair). On conduisit cette Juive devant le Prophète et on lui demanda s’il fallait la mettre à mort. « Non, répondit le Prophète. Anas ajoute :- J’ai depuis toujours détecté cet empoisonnement sur la luette de l’Envoyé de Dieu. »

 

Le présent offert aux polythéistes

 

De ces Paroles de Dieu : « Dieu ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi et qui ne vous ont pas expulsés de vos maisons ; Dieu aime ceux qui sont équitables. » (Coran 60.8)

Il n’est pas permis à quelqu’un de reprendre une donation ou une aumône

 

Selon Ibn ‘Abbas, l’Envoyé de Dieu a dit : « Il n’y a pas pour nous quelqu’un qui fasse une plus mauvaise action que celui qui reprend une donation (ou une aumône), il est comme le chien qui revient à sa vomissure. »

 

La donation viagère (‘omra ou roqba)

 

Selon Abou Horaïra, le Prophète a déclaré que la donation viagère est permise. Selon ‘Ata, Djabir a prêté des paroles similaires au Prophète.

 

Des témoignages

 

De ces Paroles de Dieu : « Ô vous qui croyez ! Rédigez la dette que vous contractez et qui est payable à une échéance déterminée. Qu’un écrivain choisi parmi vous l’écrive honnêtement, qu’il ne refuse pas de le faire, conformément aux enseignements de Dieu. Qu’il écrive ce que le débiteur dicte ; qu’il craigne Dieu son Seigneur et qu’il n’omette rien. Si le débiteur est un interdit ou un mineur, s’il ne peut dicter lui-même, que son représentant dicte honnêtement. Requerrez le témoignage de deux hommes pris parmi vous. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins. Si l’une des deux femmes se trompe, l’autre lui rappellera ce qu’elle aura oublié. Que les témoins ne se dérobent pas lorsqu’ils sont appelés à témoigner. N’hésitez pas de mettre vos contrats par écrit, qu’ils soient importants ou non, quand il y a un terme, cela est plus équitable devant Dieu, et donne plus de valeur au témoignage et le rend plus propre à écarter tout espèce de doute. A moins qu’il ne s’agisse d’un marché que vous traitez au comptant, il n’y a alors aucun mal à ne point rédiger un contrat. Appelez des témoins chaque fois que vous concluez une transaction. Ne portez préjudice ni à l’écrivain ni au témoin ; si vous le faites, vous commettriez une mauvaise action. Craignez Dieu ! Dieu vous instruira car Dieu est instruit de tout. » (Coran 2.282)

 

De ces Paroles de Dieu : « Ô vous qui croyez ! Pratiquez avec constance la justice quand vous témoignez devant Dieu, même s’il faut témoigner contre vous-mêmes, contre vos père et mère, contre vos proches, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, l’un et l’autre dépendent de Dieu plus que vous-mêmes. Ne vous fiez pas à vos impulsions de crainte de vous tromper. Si vous avez des réticences ou si vous refusez votre témoignage, Dieu est instruit de ce que vous faites. » (Coran 4.135)

 

Les témoins doivent être des hommes équitables

 

De ces Paroles de Dieu : « Appelez deux témoins équitables choisis parmi vous et rendez témoignage devant Dieu… » (Coran 65.2)

 

‘Abdallah Ben ‘Otba a dit : « J’ai entendu ‘Omar Ben El Khattab dire : « A l’époque de la Révélation, on jugeait les gens selon la Révélation. Maintenant que la Révélation a pris fin, nous jugeons les hommes d’après leurs actions qui nous sont visibles. Celui qui nous semble comme faisant le bien, nous l’estimons et le défendons, sans rien connaître de ses convictions intimes et Dieu le jugera en fonction de ses intentions. Celui qui nous semble comme faisant le mal, nous ne le défendons pas, nous ne le croyons pas, bien qu’il prétende que ses intentions soient bonnes. »

 

Le témoignage relatif à la filiation, l’allaitement et le décès

 

Selon Ibn ‘Abbas, en parlant de la fille de Hamza, le Prophète a dit : « Il ne m’est pas permis de l’épouser ; les liens de parenté créés par l’allaitement occasionnent les mêmes interdits que ceux de la parenté maternelle. Et elle est la fille de mon frère de lait. »

On ne doit pas témoigner pour valider une injustice même si l’on est requis

 

Selon ‘Imran Ben Hossaïn, le Prophète a dit : « Vous êtes les meilleurs dans ce siècle, puis ceux qui viendront après vous et ensuite, ceux qui les suivront. – Je ne sais pas, précise ‘Imran, si le Prophète n’a pas parlé de deux ou trois siècles. – Et, après vous poursuivit le Prophète, apparaîtront des gens fourbes, sans scrupules, qui témoigneront (faussement) sans qu’on leur fasse appel, qui feront des engagements qu’ils ne respecteront pas. Ces gens seront enveloppés de graisse. »

 

Ce qui a été dit sur le faux témoignage

 

De ces Paroles de Dieu : « Ne refusez pas de témoigner. Celui qui refuse de témoigner commettra un péché. Dieu connaît vos actions. » (Coran 2.283)

Selon Anas, on interrogea le Prophète sur les péchés capitaux, il répondit : « Ce sont : l’idolâtrie, le mauvais comportement vis-à-vis de son père et de sa mère, le meurtre et le faux témoignage. »

 

De celui qui récite le Coran dans la mosquée

 

Selon ‘Orwa, ‘Aïcha a dit : « Le Prophète entendit un fidèle qui récitait le Coran à la mosquée : - Que Dieu soit compatissant envers cet homme, s’écria le Prophète, il vient de me rappeler tel et tel verset que j’ai oublié de telle et telle sourate. »

 

Il est répréhensible d’exagérer dans l’éloge

 

Selon Abou Bekra, un homme vanta les mérites d’un autre, auprès du Prophète, celui-ci s’écria : « C’est déplorable, tu coupes le cou à ton ami ! Tu lui coupes le cou ! Et il répéta ainsi plusieurs fois, puis il ajouta : - Quand quelqu’un tient à vanter les mérites de son frère il doit dire : - Je pense qu’un tel est ceci ; Dieu lui en tiendra compte. Il n’est pas convenable de dire : - J’affirme qu’un tel est digne devant Dieu, mais je pense qu’il est ainsi et ainsi, si on lui trouve des mérites. »

 

Le témoignage des enfants à leur majorité

 

De ces Paroles de Dieu : « Quand vos enfants parviennent à la puberté, qu’ils demandent la permission avant d’entrer chez vous. » (Coran 24.59)

 

Selon Ibn ‘Omar, l’Envoyé de Dieu fit une inspection le jour de la bataille de Ohod, alors qu’il n’avait que quatorze ans, et il ne l’autorisa pas (à faire partie des effectifs) : « Au cours d’une autre inspection, le jour de la bataille du Fossé, j’avais quinze ans, précisa Ibn ‘Omar, et je fus autorisé (à être parmi les combattants). »

 

Nafi’e a dit : « J’ai rendu visite à ‘Omar Ben ‘Abdelaziz qui était khalife et lui racontai cette histoire : - C’est l’âge, me répondit-il où l’on n’est plus mineur et où l’on devient majeur. Il adressa une missive à ses gouverneurs pour leur ordonner d’inscrire sur les listes tous les garçons qui avaient atteint cet âge. »

Le lavage du vendredi est obligatoire

Selon une tradition de Abou Saïd El Khodry, qui remonterait au Prophète, celui-ci a dit : « Le lavage, le jour du vendredi est obligatoire pour celui qui a atteint l’âge de la puberté. »

 

Quand les gens se pressent pour prêter serment

Selon Abou Horaïra, le Prophète ayant requis le serment d’un groupe de gens, ceux-ci se pressèrent tous ensemble. Le Prophète ordonna alors de tirer au sort l’ordre dans lequel le tour de chacun devait intervenir.

 

Comment doit-on prêter serment ?

 

De ces Paroles de Dieu : « …Ils viendront à toi, ils jureront par Dieu : - Nous ne voulions que le bien et la concorde. »(Coran 4.62)

« Ils jureront par Dieu qu’ils sont des vôtres… »(Coran 9.56)

 

Selon ‘Abdallah, le Prophète a dit : « Celui qui doit prêter serment doit jurer par Dieu, sinon qu’il se taise. »

 

On ne doit pas requérir le témoignage ou quelque chose de similaire d’un polythéiste

 

Abou Horaïra a dit selon le Prophète : « Ne croyez pas les gens du Livre, ne les démentez pas non plus, dites : - Nous croyons en Dieu et en Ses Révélations. »

 

Selon ‘Obaïd Allah Ben ‘Abdallah, ‘Abdallah Ben ‘Abbas a dit : « Ô Musulmans qui êtes présents ici, pourquoi interrogez-vous les gens du Livre, alors que le Livre qui a été révélé à votre Prophète avec des preuves plus évidentes de la part de Dieu et que vous récitez, n’a pas été altéré ? Dieu vous a informé que les gens du Livre avaient altéré ce qu’Il avait révélé et que de leurs mains, ils avaient modifié le contenu de ce Livre en disant qu’il émanait de Dieu, afin d’acheter par là un objet à vil prix. La science qui vous a été révélée, ne vous proscrit-elle pas d’interroger ces gens ? Par Dieu, avons-nous vu un seul parmi eux nous interroger sur la Révélation qui est descendue sur eux ? »

Par Billal - Publié dans : Boukhairi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Catégories

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés